Valoriser des fils oubliés
Faire avec l’existant, au fur et à mesure des lots collectés, impose de nombreuses contraintes et une créativité sans cesse renouvelée.


Une autre temporalité
Travailler à partir de matériaux issus de seconde main implique plus de temps de travail que de commander des bobines de fils à son fournisseur.
Une fois la matière récupérée, il faut la trier, l’organiser, la nettoyer, avant de pouvoir débuter l’échantillonnage qui est une étape cruciale du processus de fabrication. Chaque nouveau lot implique un travail de recherche, de réglage spécifique du métier à tricoter et d’ajustement des patrons. La moindre variation d’épaisseur, de rigidité ou de composition du fil aura un impact direct sur l’aspect final du tricot.
De même il s’agit de rééquilibrer les harmonies colorées pour chaque modèle en fonction de la palette de couleurs disponibles.
Des fibres mixtes
Une partie des fils collectés m’arrive sans information précise sur leur composition. D’autres sont de composition mixte. Les fibres nobles (laine, lin, chanvre, soie…) y sont mélangées à d’autres issues de la pétrochimie (acrylique, polyester…).
Toutefois, en me basant sur les fils dont je connais la composition exacte, je m’applique à vous garantir au moins 70% de fibres naturelles dans l’ameublement et 90% dans le vêtement.
Une production en série limitée
Ce choix d’approvisionnement implique une production limitée de chaque modèle. Au gré de mes collectes, les collections évoluent. En moyenne, un même modèle est reproductible « à l’identique » cinq à six fois seulement avant épuisement des fils.
